Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 11:20

Il est des jours où l'on sature de toutes sortes de mauvaises nouvelles.

C'est le cas pour moi, ces temps ci.

J'écoute FAURE. Je peins.

C'est un peu égoïste, mais mon moral s'en trouve bien.

 

 

La pauvre fleur disait au papillon céleste:
Ne fuis pas!...
Vois comme nos destins sont différents, je reste.
Tu t'en vas!

Pourtant nous nous aimons, nous vivons sans les hommes,
Et loin d'eux!
Et nous nous ressemblons et l'on dit que nous sommes
Fleurs tous deux!

Mais hélas, l'air t'emporte, et la terre m'enchaine.
Sort cruel!
Je voudrais embaumer ton vol de mon haleine.
Dans le ciel!

Mais non, tu vas trop loin, parmi des fleurs sans nombre.
Vous fuyez!
Et moi je reste seule à voir tourner mon ombre.
A mes pieds!

Tu fuis, puis tu reviens, puis tu t'en vas encore
Luire ailleurs!
Aussi me trouves-tu toujours à chaque aurore
Tout en pleurs!

Ah! pour que notre amour coule des jours fidèles.
Ô mon roi!
Prends comme moi racine ou donne-moi des ailes 
Comme [à] toi!


Victor Marie HUGO

 

 


 

 


Partager cet article

Repost 0

commentaires

Lattes Jean-Michel 24/06/2010 20:58



Les femmes sont sur la terre
Pour tout idéaliser ;
L'univers est un mystère
Que commente leur baiser.


V Hugo