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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 22:57

De chez moi, il faut dix minutes pour rejoindre l'entrée dissimulée dans la haie menant au 30Bis, mon jardin ouvrier.

 

Dix minutes de marche, de la pointe des Argoulets au petit portail de fer, suffisent au constat que le moindre élément étranger à la verdure, supporte l'épreuve du taggage.

 

                 IMG 1168

 

Selon l'heure, l'ensoleillement, l'humeur, et l'apparence plus ou moins talentueuse (rarement) des tags et grafs,  j'hésite entre l'indulgence amusée et l'agacement de devoir subir cette détérioration systématique du mobilier urbain et des murs alentour.

Soupetard 1165  Soupetard 1167

 

Soupetard 1169  Soupetard 1170 

     

     

 


     Lorsque je jardine, je n'y échappe pas. Le hangard au fond, derrière les ronces, en est entièrement couvert, des dessins bien moches pour le coup.

 

                                                           Soupetard 1171                                                                                                                                                                                                               

       Soupetard 1172

 

Hier, j'ai gonflé les roues du vélo et j'ai fait le grand tour des Argoulets en empruntant toutes les allées qui croisaient ma route.

Je voulais en avoir le coeur net, voir si le mal avait gagné tout l'espace. J'allais faire un reportage photos. 

 

 

 Soupetard 1173Soupetard 1174

 

 

 Soupetard 1186Soupetard 1187

 

En fin de journée, l'endroit laisse parfois le sentiment de se promener dans un des mondes de Myst.

Les stades sont vides, à l'exception de celui de rugby où des jeunes s'entrainent.

Quelques joggueurs foulent la longue allée qui longe la rocade.

Des promeneurs, au loin, se dépêchent de rentrer.

Sur un banc, cachés sous une tonelle, des amoureux murmurent.

 

     Soupetard 1215

 

Soupetard 1217 Soupetard 1218

  

Sur un autre, dans le cercle de jeux déserté, deux silhouettes sombres se taisent et me toisent, impatientes de me voir déguerpir, ce que je fais sans insister.

Derrière le fronton de pelote basque, il ne faut pas déranger, non plus. Je prends un air dégagé et passe au milieu du groupe, sans regarder.

Un golfeur solitaire tape des balles sur un terrain de foot.

                                        Soupetard 1216

 

 

Toute l'activité se concentre autour des différentes maisons d'associations sportives et des parkings qui y mènent.

Sans oublier le dancing Le Moulin Tropical, car nous sommes lundi, il est 19h et d'élégants danceurs regagnent leur voiture.


Dès qu'on s'en éloigne, l'ambiance est légèrement anxiogène.

Il fait encore jour pourtant.

 

     Soupetard 1214                                                                                                          Soupetard 1220          

 

Beaucoup d'allées sont bosselées, creusées de trous, les terrains de tennis à l'abandon.

 

    Soupetard 1197                Soupetard 1200               Soupetard 1202 

                         

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               Soupetard 1210        Soupetard 1213

 

Quel dommage !

On marche sur des strates de chantiers... devenus terrains vagues.


                              Soupetard 1184

 

 

De nouvelles barres ont poussé. Des immeubles sociaux qui, bien qu'à peine livrés, filent déjà le bourdon. J'ose prédire que les tôles ondulées qui revêtent leurs façades vieilliront mal, quant aux cours qui les séparent, dans le meilleur des cas, elles sont bétonnées. (Mais c'est un autre sujet... quoique...)

 

Soupetard 1179

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Soupetard 1182 

 

 

                                                                                      Soupetard 1229

 

 

Zone verte.

Vert poumon.

Ce lieu est une chance qu'il faut préserver, valoriser, partager.

 

Un lifting s'impose, tant qu'il est temps.

 

                    Soupetard 1219


 


 


 

 

 


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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 10:36

 

 

 

                    Divers-8771.JPG

 

Ailleurs, des évènements terribles se déroulent, libertés baillonnées, prises d'otages, guerres, tueries.

Les Unes de presse en oublient les exilés fiscaux, les déficits, les impôts et le chômage exponentiels, le mariage pour tous, les luttes mesquines des nantis qui nous gouvernent ou gouvernaient pour de petits pouvoirs politiques qui leur donnent illusion d'être importants/indispensables... et même, en oublieraient presque la neige qui, comme chaque année en hiver, recouvre sommets, campagnes et villes, quel scoop !!!


A Toulouse, la ville ressemble à un champ de guerre, mais c'est pour la bonne cause : des travaux de mise en piétonnisation et "d'embellissement" (choix quelque peu subjectif) avancent parait-il "à pas de géant" tandis que les arbres sont ratiboisés pour permettre au tram de pénétrer le coeur de la cité (après en avoir été évincé quelques décennies avant). 

Des bancs disparaissent, dont on ne sait si c'est provisoire ou définitif.


Au coin des rues sales, il y a toujours autant de SDF, mais je n'ai pas revu Brigitte pour lui souhaiter la bonne année. J'espère qu'elle va bien. Son coeur, très malade, la rend extrêment fragile.


Je ne sais ce que devient monsieur Xavier.

La dernière fois que nous avons discuté, sur son trottoir, il se plaignait de soucis qui incombent à un propriétaire ayant des locataires. Comme Cadet Roussel, il possède trois appartements au-dessus de la minuscule loge de concierge qu'il s'obstine à occuper.

J'ignore s'il possède trois chapeaux, trois chats, ou trois maîtresses. Cet homme est une énigme.


La BM, elle aussi en travaux, est fermée quelques temps.

J'en profite pour écouler des congés et travailler à mi-temps.

J'ai entrepris de remettre en état la parcelle du 30Bis, à l'abandon, prise que j'étais par la dernière expo. Je bêche, quand le soleil veut bien. La terre est lourde, le chiendent épais.

 

                     Jardin-8733.jpg

 

 

Je lis un peu. Musil. "L'homme sans qualités". Remarquable. Intemporel. Je savoure.

J'écoute de la musique et le silence aussi.

Je peins, le temps qu'il reste.

 

Ma toile s'appellera "Le banc doré".

Ou pas...

 

                  Divers-8775.jpg


 

Tout le monde veut se marier... Je sais. Mêmes droits pour tous. Il n'empêche, ne vous pressez pas.

"La non demande en mariage" de Brassens est une magnifique déclaration d'amour. Cette chanson m'émeut beaucoup.

J'ai choisi pour vous, la version interprétée par Miossec.

 


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7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 14:49

Pino l'éclair a déjà rendu sa copie et fourni un excellent compte-rendu de la dernière RdB toulousaine, ce qui me simplifie le travail.

 

Je vais me contenter d'y ajouter mon grain de sel.


 

Changement de lieu pour cette 19ème édition : le bar Los Piquillos avait été retenu pour satisfaire Marius qui espérait pouvoir se désaltérer au grand air.

Las, le temps frileux n'a pas permis de goûter au charme de la terrasse. La réunion s'est donc tenue au coin du bar, sous les chapelets de piments rouges mis à sécher et le regard des rugbymen affichés aux murs.

Ambiance musicale, barman aux petits soins, poignée de main vigoureuse du patron Jean-Marie Cadieu, l'accueil était sympa !

 

                                 Rdb-6234.jpg

 

Le temps de commander un Fronton très convenable assorti d'une ribambelle de tapas alléchants et la petite troupe était au complet (pour les présentations, cf. Toulousoscopie).

 

Rdb-6231.jpg                                     Rdb-6233.jpg

 

Nous avons échangé dans la bonne humeur, nous affligeant seulement de la comparaison des ambitions locales brouillonnes, médiocres et par trop virtuelles  par rapport aux ambitions finalisées dans d'autres villes de province, Bordeaux, Nantes, Grenoble ou Lyon, pour ne citer qu'elles…

 

J'ai, sous le coude, une liste de questions sur la sécurité, la mixité dans les quartiers (formule démagogique qui m'agace), ou encore les choix faits en mat!ère d'urbanisme, d'économie et culture que j'aurais bien aimé poser aux quelques élus qui passent courageusement nous faire un petit coucou en temps normal, mais peut-être avaient-ils déjà pris leurs quartiers d'été.

 

 

 

Comme on ne peut refaire le monde, nous nous sommes consolés en savourant l'instant présent. On a parlé cueillettes, musées, tableaux et festivals, montagne, architecture, musique, voitures, chorales, chiens à promener en peinture, j'en oublie, et imaginé les candidatures possibles lors de prochaines élections municipales... Rose, bleu, vert !

 

                       Rdb-6237.jpg    Rdb-6238.jpg


 

En attendant la prochaine édition, à la rentrée, je vous souhaite à tous un très bel été !

 

 

(PS : message personnel : Marius, Pino et Jim, faire honneur à tout vin assorti aux mets, à l'ambiance et aux convives est une question de respect à laquelle je ne déroge jamais.) 

 


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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 18:34

Au lendemain de la 18ème République Toulousaine des blogs qui se tenait exactement au mitan de l'entre-deux tours des primaires socialistes, pile poil durant le grand soir du débat des candidats - vous savez, ce débat qui portait, non pas sur des orientations politiques quasi identiques, mais sur le choix entre deux personnalités qualifiées, l'une de molle et l'autre de dure - et qui, à l'écran n'ont jamais été face à face mais, côte à côte, ou face à nous, à vous, ou très souvent en triangulaire, dans une tentative d'édulcorer tout risque de dérapage...

 


Rdb-2960.jpg  Rdb 2961

Dans Charlie Hebdo                                   Dans le Canard Enchaîné

 

Au lendemain donc, ou le soir même, je ne sais plus, sur le mur Facebook, certains blogueurs s'impatientaient de connaître le palmarès du très attendu Prix Cassoulet.

 

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Au Rosédo, une fois les réglages effectués pour pouvoir observer sur l'un de ces objets hautement innovants (Triste soirée) les finalistes tout juste sortis de leur loge de maquillage, nous avons cessé d'écouter, trop impatients et heureux de nous retrouver pour échanger de vive-voix autour d'un pichet de rouge agrémenté de charcuteries et tortillas.

 

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Pour le petit noyau d'habitués,  PinoMariusChristie  qui s'était déplacée tout spécialement et dont nous saluons le retour,  Patrick qui a volontairement fait l'impasse de France2, cette édition revêtait un caractère particulier, car nous fêtions aussi le départ de Benjamin en route vers de nouvelles aventures. Bisous Ben, et plein de bonnes choses dans ta nouvelle contrée.

 


Saluons la visite de François Briançon, qui s'est contenté d'une boisson à bulles et s'est auto-félicité des dernières mesures municipales en faveur :


- de la propreté avec la mise à disposition de sanisettes "gratuites" - celle de Pino (façon de parler) sur la Place St Pierre n'est toujours pas opérationnelle - et la mise en oeuvre d'un barème d'amendes et d'agents assermentés pour sanctionner les Toulousains indélicats (mais seront-elles appliquées ?)


- de la lutte contre l'alcoolisme des jeunes grâce aux patrouilles de CRS qui prennent le relais de celles de la Police Municipale à partir de minuit... (il va falloir observer tout ça dans la durée pour voir si les choses s'améliorent)


- et repondu à la question qui tue : LA  PELOUSE du Stadium !

Oui, elle va être refaite, et ce lifting devra se reproduire tous les deux ans, pour un coût d'environ 200 000 € à chaque fois... ouille, ouille !

 

On ne peut que souscrire à tous ces efforts à conditions qu'ils ne restent pas "effets d'annonce".

On peut aussi faire remarquer, manière de relativiser cet enthousiasme touchant, que toutes ces mesures de bon sens ont mis plus de trois années à accoucher !



A ma question quelque peu perfide sur les mesures envisagées pour la rue Bayard et le quartier de la Gare, François a répondu par une pirouette avec l'annonce de la présentation du projet  Busquets au 20 octobre. 

Fort bien, mais on ne peut souhaiter aux habitants, commerçants, promeneurs, touristes qui transitent dans le secteur, de devoir patienter jusqu'en 2020 pour connaître le bonheur de vivre dans "leur cité radieuse".

 

Après quoi, François nous ayant quitté pour rejoindre un fan club d'Aubrystes assidus, nous avons repris nos notes pour établir un palmarès définitif, non sans ces digressions qui font tout le sel de ces rencontres de cafés.

A l'unanimité, il fut convenu de décerner  :


- une saucisse de bronze à Christine de Veyrac qui ne joue pas le jeu du rassemblement pour la droite toulousaine...

 

- une saucisse d'argent au trio qui supervise les travaux de la rue Alsace-Lorraine, les derniers rebondissements, après les pavés Chinois, faisant apparaître que la pollution de cette rue se déverse immédiatement dans la Garonne, via une nappe phréatique dont on n'ose même pas imaginer l'état.

 

- une saucisse d'or collective à la municipalité pour l'état du fleuve et celui du Canal du Midi, berges comprises.

 

- un fayot d'or, dit d'encouragement,  au nouveau préfet, Michel Comet, pour sa volonté de faire appliquer les arrêtés municipaux de Pierre Cohen.

 

Voilà, voilà, le pourquoi de ces choix arbitraires et assumés étant parfaitement illustré dans le compte-rendu de Pino, je me dispense d'en faire autant.

D'autant que celui de Marius arrive à l'instant et qu'avec ces deux versions, vous saurez tout, tout, tout.

 


En conclusion, et totalement hors sujet ou presque, je ne résiste pas au plaisir de citer le nouveau gourou de la gauche, Arnaud Montebourg qui dispense des adages lyriques et désopilants :

 

"De la vieille chenille, doit sortir un beau papillon".

 

 

 

 

 


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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 15:56

 

 

 

 

 

RepBlogsL'actualité n'est pas folichonne ces derniers temps, c'est vrai. Ne vous laissez surtout pas gagner par la morosité ou le repli sur soi. 

La République des blogs permet justement de se croiser entre blogueurs, supporters ou contradicteurs de blogs et élus ou acteurs politiques locaux qui ont le courage, mais aussi, le plaisir, de participer à de modestes joutes oratoires en partageant un verre et des tapas. C'est une manière informelle mais fort sympathique, de faire de la politique ou de s'y intéresser.

Mercredi 12 octobre, 20 h, rendez-vous au Rosedo, 18 av. Etienne Billières - 31300 TOULOUSE !

Mes amis Marius de Cassoulet Land et Pino de Toulousoscopie, initiateurs de cette 18ème édition, ont présenté leurs candidats pour le Prix cassoulet 2011.


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Il ne m'étonnerait pas qu'on y commente aussi, l'entre deux-tours des primaires socialistes, avec une rapide analyse des résultats locaux...

Chacun est le bienvenu.

A mercredi !

 

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 18:00

 

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Tous les jours ou presque et de plus en plus, ma pratique des transports en commun grignote une part non négligeable de bonne humeur et d’énergie, qualités que je préfèrerais conserver pour d’autres activités.

 

Pour ne pas subir trop longtemps l’inconfort résultant du trajet quotidien, je me suis résolue à couper la poire en deux : je prends la voiture (au lieu d’un bus) pour me rendre à une entrée de métro où il est encore possible de se garer rapidement, en évitant bien évidemment le parking saturé, et qui permette d’effectuer le trajet vers la ville ou retour, à pied (20 mn de marche rapide) si le système est en panne.

 

N’en déplaise à ceux qui rêvent d’exclure la voiture de la ville, les avantages sont multiples :

 

1° - gain de temps : 7 à 10 mn, stationnement compris, parfois moins, au lieu d’une demi-heure minimum si je réussis à prendre le premier bus qui passe, qui ne soit pas bondé et qui soit à l’heure, sans compter qu’il faut toujours être un peu en avance à l’arrêt de bus.

 

2° - Je suis assise confortablement.

 

3° - Je peux régler la clim en fonction de la saison.

 

4° - Je n’ai pas à subir d’odeurs nauséabondes.

 

5° - Silence ou radio, l’environnement sonore respecte mon choix.

 

6° - Ma voiture ne tombe pas en panne (je touche du bois).

 

7° - Si je suis chargée (souvent - je m'efforce de faire des courses en centre ville, une façon de résister aux Galeries marchandes et aux Grandes Surfaces), j’apprécie, mes épaules, mon dos et mes pieds aussi !

 

Oui, mais les émissions de gaz ? Honnêtement, la quasi heure récupérée chaque jour pour faire autre chose qu’être compressée comme dans une bétaillère, suffit à m’ôter tout scrupule.

 

Ensuite, munie de mon abonnement Tisseo, je me « risque » dans le métro.

 

Ce bel outil nécessaire de transport collectif est en train de virer au cauchemar !

  - Bousculades, à l’entrée de la rame, à la sortie, à l’intérieur, dans les escalators…

  - Saturation dans les rames, à tel point que la suffocation devient la règle…

  - Odeurs, saleté des passagers, jusqu’ à la nausée et saleté des rames, sols souillés…

  - Chaleur systématique qui fait qu’on frôle quotidiennement le malaise vagal… 

  - Provocations diverses…

Les voyages se succèdent et se ressemblent.

Une rapide enquête auprès de mes collègues de travail montre une grogne et un ressenti identiques.


Un article récent, dans la Dépêche du Midi, m’apprend que Tisseo veut bien améliorer certaines stations mais qu’il n’est absolument pas ou plus question de doubler les rames.

 

Jusqu’où espère t-on que les usagers supportent cette saturation ?

 

Et voilà que, la semaine passée, une pub Tisseo placardée contre la porte d’accès à la rame a provoqué mon EXASPERATION :

 

                    Rdb 2742

 

Le slogan se veut démonstratif, persuasif ?

 

« Les (tran)sports publics, c’est la santé », pictogrammes à l’appui !

 

Je crois vraiment qu’on nous prend pour des c... !

Je ne sais si cette pub, telle la muleta devant le taureau, a provoqué d’autres réactions hostiles, mais elle a disparu, depuis, de la station.

 

Si j’apprécie la pratique d’une activité sportive pour me détendre et rester en forme, je revendique le droit de m’y adonner selon mon envie et au moment où il me plait. De plus, si j’ai la chance d’être en bonne santé, c’est loin d’être le cas de la plupart des usagers qui prennent les transports en commun. Leur présenter cette manière de se déplacer qui est plus subie que désirée, sous ce jour écolo/boboïsant/happy world me semble déplaisante et irrespectueuse. Comme si chacun avait le profil d’un coureur de fond ! 

Cette pub est surtout idiote.

L’idée même que les transports collectifs seraient un substitut d’activité sportive renvoie à l’échec de leur objectif.

Rapides, efficaces, pratiques, ponctuels, confortables et respectueux de tous, voilà quelle devrait être leur charte !

Et non pas ce salmigondis de n’importe quoi !

 

Dans le canard local, toujours, on nous annonce que Tisséo va réaliser une grande enquête auprès des habitants de l'agglomération. Je suis disponible pour répondre à ce questionnaire.

 

 

A mon sens, rien ne vaut sa propre expérience.

 

Je propose donc que les élus Toulousains et/ou du Grand Toulouse montrent l’exemple en ne se déplaçant plus, sur leurs horaires de travail, qu’en usant des transports collectifs qu’ils infligent à leurs concitoyens, peut-être alors, des solutions intelligentes et respectueuses verront-elles le jour !

 

Ainsi, Pierre Cohen entamerait sa journée sportive par un parcours vélo jusqu'à la station de Ramonville. De là, le métro le conduirait au Capitole ou  à Marengo où, si besoin, un TER serait à quai.

Les jours de pluie, en hiver ou par canicule, c'est moins drôle, mais la santé avant tout !

 


Sinon, la pub de Tisseo pourrait très prochainement devenir : « les transports publics,  un stage de survie au quotidien ! » ou "Les transports publics, testez votre résistance !"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 23:28

PRIX CASSOULET 2011

 

Une saucisse redondante !

 

Encore une fois, je suis à la traîne.

 

"Mes billets d'humeur se font rares" souligne t-on avec indulgence… mes commentaires, également… me fait-on remarquer avec une pointe de dépit…

 

Vous avez raison, les amis, ne pas se laisser gagner par l'aquoibonisme !

Bien que l'indignation fasse mouche médiatiquement parlant, je préfère l'ironie conjuguée à l'action. 

 

 

Marius (Cassoulet Land) et Pino (Toulousoscopie), impatients de renouer avec leur hobby d'empêcheurs de tourner en rond, tels des sprinters au coude à coude, ont distribué des saucisses bien méritées, Une saucisse de bison pour un futé, Qui c'est le der ? et Trois candidats pour une saucisse !

 

A mon tour, je prends le relai et reviens sur le chantier de la rue Alsace-Lorraine, au milieu duquel je circule quotidiennement pour rejoindre mon lieu de travail.

 

Entendons nous bien, je ne conteste pas le bien fondé de la réfection utile de cette artère et me réjouis au contraire de tout projet tendant à embellir Toulouse et la rendre agréable à vivre.

 

Ensuite, sur le choix des couleurs, ou du mobilier urbain, bien que je ne vois pas grande différence avec le précédent projet de l'équipe Moudenc - à tel point d'ailleurs, qu'un simple clic que le site du Grand Toulouse (lien) me laisse perplexe car il semble bien que l'image sélectionnée, tout en dalles roses, appartienne au projet abandonné - sur le choix des couleurs, aucune objection, (trop de rose nuit au rose) à la réserve près d'une question naïve : - Pourquoi avoir engagé des frais supplémentaires en choisissant un nouvel architecte et perdu 3 années si le résultat est si ressemblant que la confusion se fait jusqu'aux  images ? 

 

 

PANNEAU 1

 

 

Une fois passée l’intro (les dalles roses, grises, on ne sait plus mais certainement pas noires), on s’immerge dans une visite virtuelle genre « cité radieuse » et les slogans mirifiques se succèdent : 

- un chantier exemplaire (lien)

- pour une métropole généreuse, apaisante et durable

- etc..

 

Or, l’envers du décor est NOIR, bien plus noir que les pavés gris (prétendument noirs) de la discorde,

 

Rdb 2643

 

voir l’excellent billet indigné de Marius, parfaitement argumenté, ce qui me dispense de développer.

 

On a droit à l’erreur, encore qu’à un certain niveau décisionnel engageant l’argent de la collectivité et des choix politiques à l’opposé de ceux que l’on revendique, l’erreur s’apparente à la faute professionnelle et qu'on s'interroge sur la capacité de certains élus à occuper leur fonction.

 

En l’occurrence, messieurs Morin, Benyaha et Valadier, les trois tartuffes qui ont validé ce dossier, méritent leur saucisse, non seulement sur leur légèreté ou incapacité ( ?) à appréhender un dossier dans son ensemble ainsi que ses répercussions et conséquences économiques, écologiques et humanitaires, mais surtout sur  leur pitoyable tentative de justification au travers d'une communication désastreuse et hypocrite, là où il eut fallu, sobrement, faire preuve de courage en faisant son mea culpa.

 

 

Suivent quelques exemples de mauvaise foi pour illustrer mon propos.

(Sources La Dépêche du Midi-Ed.Toulouse)

 

Etienne Morin :

 

"Les élus n'ont pas anticipé", mais la collectivité est "comptable des deniers publics".

"Le paradoxe, c'est que le transport de pierres par bateau ne coûte que très peu"…

 

Eh oui, eh oui… Et la main d'oeuvre de même, aurait dû rajouter monsieur La Palisse. Le chinois est imbattable !

Evidemment, c'est s'assoir sur le bilan carbone et les droits de l'homme (Chine, Chine), mais si l'intérêt est avant tout comptable, on ne va pas chipoter !

 

Quant à favoriser d'abord l'économie régionale ou nationale, notre élu n'est "pas persuadé qu'une carrière du Sidobre pouvait fournir deux hectares de dalles dans un temps aussi court".

J'aime ce genre de CERTITUDE.

 

 

 

Daniel Benyahia :

 

"Une fois le dossier d'architecte adopté, c'est l'entreprise responsable du marché qui décide (du fournisseur) dans le cadre d'un appel d'offre". 

"On ne sait pas où elle s'approvisionne".

"Le prix et les délais" furent les seuls critères retenus par le Grand Toulouse.

 

Autrement dit, j'ai validé le projet, mais ce n'est pas moi, ce n'est pas ma faute ou bien, variante, je m'en lave les mains… Attitude responsable et courageuse.

 

Jean-Charles Valadier :

 

Un clic sur cette page suffit à en faire le ROI des TARTUFFES.

 

- Ah pour être écolo, je n'en suis pas moins déloyal à ma cause !

 

Espérons désormais que les grands projets à venir seront analysés dans leurs conséquences à court et long terme et que les choix qui seront faits seront assumés en conscience.

 

Espérons aussi que la rue achevée sera aussi belle à parcourir que les miroitantes images de synthèse. 

 

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 23:47

 

Au sortir de la 17ème République des Blogs, jeudi 26 mai au Rosedo, rendez-vous est pris pour assister au Conseil Municipal du 27 mai.

 

Place du Capitole, quelques indignés se réveillent frileusement sous le ciel gris…

 

 

Rdb 1787

 

Un étage plus haut, Salle du Conseil Municipal, les élus, tels des écoliers décontractés, gagnent leur siège en serrant des mains ou tapotent leur micro en alignant leurs dossiers.

 

 

Rdb 1797     Rdb 1801

 

 

Le temps de faire l'appel, et Pierre Cohen ouvre la séance en s'attribuant des satisfecits, tant sur la bonne nouvelle (oui, il y en a une !) de la sélection de l'IRT AESE à Toulouse, que sur le bide de la non sélection de la ville à l'Euro 2016.

 

Après quoi, c'est au tour des représentants de groupes d' exprimer leurs doléances.

 

Question ambiance, on n' est pas à OK Corral, mais piques et saillies, feutrées ou pas, tiennent parfois du règlement de comptes.

Dans cet ersatz de jeu de massacre, une mention spéciale revient à Jean-Luc Moudenc pour son aptitude à récolter des baffes de tous bords, non pas que la palme ne revienne à Pierre Cohen, mais ce dernier, muré dans sa tour de verre, dédaigne la grêle de critiques qui pleuvent sur son inaction municipale, ses ratages à l'allumage et ses ratages orchestrés.

 

Que retenir de cette cacophonie ?

 

L'exemple du camouflet que constitue la mise sur la touche de Toulouse pour l'Euro 2016 est un cas d'école qui résume l'incapacité chronique, affligeante et angoissante de la municipalité à porter des projets phares. Or, le manque de rayonnement culturel, économique et sportif prépare des lendemains moroses, dont on espère qu'ils ne se transformeront pas en léthargie "durable" pour notre belle ville. 

 

Me voilà jouant les Cassandre alors que tout va bien,  tout va très bien car notre maire, droit dans ses bottes, se refuse aux courbettes (comprenez au lobbying).

Si Toulouse est ridiculisée dans sa disqualification, qu'on ne lui fasse pas endosser ce fiasco, le dossier, loin d'être faible, mal ficelé et jalonné d'atermoiements, était un bon dossier ! Il ne faut voir dans ce recalage qu'un tripatouillage scandaleux du conseil fédéral de la FFF !  

(La Dépêche fait un assez bon résumé du bazar).

 

De même, balaie t-il la litanie d'inquiétudes quant au devenir des théâtres Sorano et La Digue (pas sa faute), du retard de la LGV (non plus), de la mosaïque illisible et sans relief qu'est la Novela (c'est son équipe, donc c'est bien), des caméras de vidéo surveillance honnies dans un premier temps, puis installées sans concertation, les objections des Verts sur la cherté du projet d'agrandissement du Stadium (contre, pour ? pouce ! on le fera quand même, pour la gloire ?), les allusions à l'excellent article intitulé "TOULOUSE : Mais que fait Cohen ?" paru dans l' Express, qui laissent notre homme de marbre, stoïquement figé au-dessus de la mêlée, les cafouillages autour de la ligne G et les promesses non tenues telles la gratuité du métro pour les jeunes qui ne lui en veulent absolument pas, pour preuve, ils (les jeunes) le congratulent et le plébiscitent pour l'abonnement à 10 €, chaque fois qu'il "prend très souvent le métro " !

 

Et s'il est un point pour lequel il n'est pas avare, c'est en dénégations et leçons de morale : le voilà qui réprimande les Verts en leur infligeant un cours intitulé "Droits et Devoirs" : "ils n'ont pas été élus seulement pour les 15 à 20 % de gens qui ont voté pour eux, mais pour toute la population" et donc s'il faut financer des stades… 

Puis-je rappeler du coup, à monsieur Cohen, qu'il fut élu avec une très faible majorité et qu'il ne doit pas oublier de manager sa ville pour les quasi 50 % qui n'ont pas voté à gauche. 

 

(Site du groupe des non-inscrits et celui des Verts)

 

 

J'ai gardé le meilleur pour la fin, afin de terminer sur une note optimiste car j'aime les histoires qui finissent bien.

 

Donc, j'ouvre une parenthèse heureuse pour souligner que la mobilisation de tous les acteurs en vue d'obtenir une IRT a porté ses fruits et que Toulouse devient PÔLE D' EXCELLENCE TECHNOLOGIQUE.

La ville obtient également une SATT, 8 laboratoires Institut Carnot et j'en oublie sans doute… Et pour comprendre l'intérêt d'être retenu dans cette sélection, je vous invite à consulter le site Competitivité.gouv.

 

Après quoi, les journalistes en herbe se sont retrouvés pour commenter cette matinale autour d'un café. 

 

 

Notre ami Pino a déjà rendu sa copie

 

Et Marius vient de rendre la sienne...

 

 

 

Pour info, vous trouverez ci-contre, l'ordre du jour de la séance du 27 mai.

 

 

A bientôt...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 22:11

 

 

 

C'était au Rosedo (St Cyprien), au fond de la salle, une grande tablée couverte, comme par magie, de délicieux tapas et de carafons de rouge, du rosé pour pour JDD qui a connu mai 68 (ne me demandez pas le rapport… ),

 

au ROSEDO, donc s'est tenue la 16ème édition de la République des Blogs, et cette spéciale anniversaire : "3 ans au Capitole" a connu un franc succès !

 

O-Toulouse 1023

 

17 participants, 20 exactement avec l'arrivée tardive de Régis Godec (président des élus EELV, et adjoint au maire en charge de l'environnement et de la santé, des éco-quartiers et du secteur ouest) et de Sylvie et Patrick lecteurs de blogs, qui nous apportaient les crêpes de la Chandeleur.

 

Avant d'entrer dans le vif du sujet, je procède à un rapide tour de table.

 

Etaient présents, dans le désordre :


PINO (Toulousoscopie), Jean-Michel LATTES (Candidat aux Cantonales pour le canton 4, radical Valoisien) et sa co-listière Aurore ROSIN-MICHEL, Isabelle, Joris et Stéphanie (lecteurs de blogs), Jacques-Daniel (JDD), Philippe (vue de droite), MARIUS (Cassoulet land), Romuald  (Fabrique Urbaine), Benjamin (ancien blogueur qui piaffe de reprendre, j'en suis persuadée), Stéphanie (journaliste France Bleue Toulouse), Patrick (patrickprodhon.fr) Olivier CHARLES (candidat aux élections pour le canton 1, sous l'étiquette Modem), Malika ARADJ (conseillère municipale, groupe des ENIT, et conseillère déléguée à la Communauté Urbaine, Modem), François BRIANÇON (Adjoint au maire, sports et loisirs et vice-président de la commission urbanisme,  membre des commissions transports, environnement et bases de loisirs).

 

 

Le leitmotiv de la soirée était la pléthorique profession de foi de Pierre Cohen, reproduite en multi exemplaires par Pino.

Il aurait été fastidieux de lister le petit manifeste rose, ligne à ligne et, comme l'a fait remarquer malicieusement Benjamin, sur le site du groupe socialiste toulousain, il est dit que tout ou presque de ces promesses a été tenu (exception faite de la volonté de naviguer sur la Garonne, la Garonne étant contrariante).

 

Alors, si la messe est dite… il ne reste plus qu’à donner un 19/20 à la copie et applaudir l’exploit !

 

Sauf que, parmi les centaines de milliers de toulousains contents qui ne manqueront pas de plébisciter leur maire en 2014 (info du Geek Paladium annoncée chez Toulousoscopie), la poignée de blogueurs ou lecteurs présents, particules réactives, tels les Gaulois de la BD, sèment du poil à gratter et persistent à vouloir creuser dans ce bilan mirifique.

 

Qui peut croire les toulousains si crédules et immatures qu’ils goberaient la liturgie sans soulever d’exégèse ?

 

O-Toulouse 1026   O-Toulouse 1008

 

François Briançon, interrogé sur quelques points bien précis, associations, transports, peine à argumenter les choix municipaux. Dès que l’on rentre dans les détails - pourquoi telle décision est prise, sur quels critères, pour quel coût, avec quel financement et l’état d’avancement du projet - les réponses restent vagues... est-ce l'option langue de bois ?

 

C’est loin d’être rassurant.

Nous attendons de nos élus qu’ils maîtrisent leurs dossiers.

S'il est facile d'afficher des ambitions, notre maire peine à les réaliser, de sorte que les projets pour Toulouse ou la Communauté Urbaine stagnent dans leur mise en oeuvre ou accouchent de mini projets disparates.

 

Pour en revenir au bilan, les inquiétudes ou mécontentements les plus criants concernent l’économie, les transports et l’insécurité et font l'unanimité, thèmes pour lesquels je vous invite à vous promener sur les blogs de Marius et Pino où ils sont analysés avec humour, malice et pertinence

 O-Toulouse 1016    O-Toulouse 1010 

Du coup, et c’est bien dommage, tout le reste parait anecdotique alors qu’il y a tant à dire et à faire, ne serait-ce (un point parmi la litanie égrenée) que dans le domaine culturel.

Brève allusion moqueuse au énième festival toulousain, La Novela, qui révèle le fossé entre l’idée d’un projet (intéressant) et sa si médiocre et si peu visible concrétisation sur le terrain.

Questions sans réponses encore sur le financement des associations (voir l’excellent billet des ENIT) ou comme le signale Malika ARADJ, l’impossibilité pour les élus de l’opposition, au mépris de la démocratie, d’accéder au bilan des audits diligentés par le maire (ex : parc des expos à Aussonne). 

Pourquoi ? Cette désinvolture à communiquer ou la volonté de ne surtout pas le faire est un manque de respect. A moins que les conclusions ne soient pas celles que l'on voudrait…

 O-Toulouse 1024    O-Toulouse 1042

 

C’est bien là que réside le problème, dans l’absence de lisibilité, de précision, de vision globale, facteurs aggravés par le basculement à la Communauté Urbaine qui ne permet plus aux électeurs d’être acteurs directs, via les élections, d'où un désintérêt pour la chose publique, ce qui n'est jamais bon.

Les procédures deviennent si complexes que nous attendons justement de nos élus, la plus grande clarté. Et c'est un des points faibles de la mandature actuelle.

Porter un projet, d’accord, mais en toute transparence. L’argument que c’est partout pareil, que tous les élus procèdent dans l'opacité ne convainc absolument pas. 

 

Interpellé encore sur la « démocratie participative » François, et j’en suis bien d’accord avec lui, souligne qu’une équipe est élue pour porter son projet et non pas suivre celui de chacun. C’est tellement vrai que je n’ai toujours pas compris l’annonce tonitruante faite aux toulousains de cette « démocratie locale » qui devait révolutionner les pratiques, comme si la démocratie était une invention socialiste.

 

O-Toulouse 1022    O-Toulouse 1015 

Voili, voilà… Vers minuit, il a fallu se quitter. C'était vraiment bien de se retrouver si nombreux, venant d'horizons politiques différents, tous âges confondus et d'avoir pu discuter ou échanger avec franchise, animation et respect. C'était très courageux et sportif à François de venir ainsi dans l'arène affronter ses contradicteurs et j''espère qu'il conserve un souvenir agréable de ces joutes verbales. J'ai même cru comprendre qu'il estimait que certain pinailleur chronique était plus modéré qu'il n'y paraissait...

En conclusion, comme l’écrit le chanteur BONO, dans une lette à Sarkozy, je dirais, le problème n’est pas de faire des annonces, mais bien de décider…

3 ans d’atermoiements, de consultations, d’audits invisibles, de déclarations, de leçons données à bon compte, d’opacité… ça suffit !

…. " Passez des mots aux actes !"


 Les excellents compte rendus de MARIUS et PINO qui écrivent plus vite que leur ombre... et me voilà en retard sur leurs billets, flûte !

 

  
 

 

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 14:31

 

Repoussé de jour en jour depuis trop longtemps, dans un repli "aquoiboniste" coïncidant, mais est-ce un hasard, avec le décret de couvre-feu lumineux sur la ville, c'est curieusement un article insignifiant et complaisant dans la Dépêche Toulousaine, relatant la cérémonie des voeux du maire dans mon quartier, qui m'incite à composer ce billet réactif.

 

Le point de départ est donc cette soirée qui me semble emblématique du décalage entre ce que j'ai vu, entendu, et le blabla formaté du canard local.

 

A quelques jours de la soirée République des Blogs , "3 ans au Capitole", à laquelle je participerai, ce décalage permanent entre autosatisfaction, et la réalité vécue ou perçue par le toulousain lambda me semble symptomatique des trois années de mandat écoulées.

 

Donc, au lieu de rentrer tranquillement chez moi, si je me suis rendue à ces voeux,  c'est parce que j'ai pensé  pouvoir y croiser un élu du secteur. 

 

Je rappelle que sous la mandature précédente, le maire de quartier était facilement joignable sur rendez-vous, que vous pouviez le rencontrer en maints endroits, accomplissant son rôle d'élu de proximité, et qu'il ne laissait pas un courrier sans réponse, ce qui, j'en suis désolée, n'est absolument plus le cas, n'en déplaise au discours officiel qui brode à l'envie sur le thème de la proximité. 

 

L'élu du secteur 4, jouant l'Arlésienne ou l'Homme Invisible, est monsieur Jean-Paul Makengo.

 

 

O-Toulouse 0986

 

A la droite de Mr Cohen, messieurs Makengo et Mirassou (élus du secteur)

 

 


Je ne demande qu'à connaître l'astuce de "Louis, Alain et Pierre", mes voisins de rue qui, eux, ont le privilège d'être consultés et "associés" aux réflexions (je préfèrerais le mot "action") concernant la vie du quartier. 

 

Les trois compères que je ne connais pas sont heureux de la desserte transports, (mise en place bien avant l'ère qui nous occupe et qui n'a pas évolué depuis), de la propreté du coin, (correcte à quelques dépôts sauvages et récurrents ainsi que quelques véhicules brûlés près), et de la sécurité, point sur lequel je reviendrai.

 

Les chagrine quand même la circulation intense sous leurs fenêtres, car hélas tout n'est pas rose, même dans le meilleur des mondes.

 

Evidemment, l'article titre en grosses lettres, "Piscine et patinoire en projet", et j'aimerais savoir si Louis, Alain et Pierre ont eu l'honnêteté de demander lors des séances de "démocratie participative" pourquoi ce projet tardait à être finalisé quand il aurait été possible que nous puissions faire trempette dans le grand bassin dès l'an passé, ou même avant, si tous les projets initiés antérieurement à l'élection de Monsieur Cohen n'avaient été bloqués.

 

 

O-Toulouse 0974

Sous le chapiteau du Lido

 

 

Avec un peu de retard,  j'ai rejoint les Argoulets, heureuse de découvrir de l'intérieur le magnifique chapiteau de cirque du Lido. J'ai donc manqué en partie, le discours prononcé d'un débit rapide, atone et bredouillant jusqu'à lui faire perdre de son sens, parfois.

 

Rien de nouveau… rien d'enthousiasmant. Toujours la même antienne, sur laquelle je ne m'étendrai pas, puisque le bilan de l'action municipale sera débattu prochainement à la RdB et que de toute façon, tout se résume à la formule magique : "faire de Toulouse une grande métropole". 

 

Après des applaudissements polis, j'ai dû m'absenter un quart d'heure. A mon retour, les galettes avaient été nettoyées et les deux tiers de l'assemblée s'étaient éclipsés, très vite. Il ne restait plus que les amis des amis et sympathisants dont certainement mes heureux voisins.

Je n'ai pas constaté de bain de foule, ni aucun élu circulant convivialement de l'un à l'autre afin de faire connaissance.

La fadeur et l'impersonnalité de cette soirée qui était tout sauf festive fut une occasion perdue de créer un peu de ce lien promis à chaque discours. Dommage car c'était une sympathique idée.

 

 

O-Toulouse 0988

 

On me répondra que mon ressenti est différent de celui du pigiste ; je veux bien.

Par contre, là où je m'oppose en faux, c'est sur la sécurité.

 

Si mon quartier, dans lequel je vis depuis 20 ans, ÉTAIT sécure, il ne l'est plus.

 

Passons sur l'agression qualifiée de "vol avec violences aggravées en réunion" (plusieurs jours d'arrêt de travail à la clef) dont j'ai été victime à 3 jours de Noël, en rentrant du travail, à une heure décente, 19h30mn, devant mon immeuble.

Au Commissariat de Jolimont, plus tard, j'ai appris que, sur zone, les vols de sacs à l'arraché étaient quasi quotidiens.

 

Suite à des agressions répétées, le tabac-presse du coin, tel une banque, est équipé d'une sonnette/sas d'accès. Réjouissant, n'est-ce pas ?

 

Des amis habitant en divers points du quartier, de la Roseraie, à Jolimont ou à proximité de la rue Louis Plana, s'inquiètent de voir des bandes dealer et traficoter sous leurs fenêtres, ce qui est un phénomène nouveau. Je leur recommande de se manifester sans tarder auprès du Commissariat.

 

Puisque je ne parle ici que de témoignage direct, en 2010, toujours, sous mes yeux, rue st Jérôme, centre ville, un samedi après midi, à cinq mètres de moi, des passants partout, une dame se fait arracher le sac par un voleur en mobylette. Impuissants, nous n'avons pu que l'aider à se relever et prévenir ensuite une patrouille de municipaux à pied, qui ont eu l'air peu concernés.

 

Si chacun de vous a une ou deux anecdotes personnelles récentes à relater ayant  rapport avec la violence, comment ne pas parler alors de recrudescence ?

 

Je me suis promenée, par curiosité, et parce que je ne suis pas peureuse, dans presque toutes les rues de chez moi à la Roseraie, le soir, à la nuit tombée. Je voulais me faire une impression de l'éclairage public, car j'estimais que ma rue était sombre. 

Hé bien, je me trompais. Je suis privilégiée :  ma rue, c'est les Champs Elysées à Noël, comparativement à la rue de Nantes ou d'Isly, pour n'en citer que deux.

 

 

O-Toulouse 0990  O-Toulouse 0991

rue de Nantes...

 

                        O-Toulouse 0992

                        rue d'Isly

 

 

O-Toulouse 0993

Mes Champs Elysées

 


Je précise que les photos illustrant mon propos sont le reflet de ce que l'on voit lorsqu'on y est. Il me semble que si j'avais de mauvaises intentions, je n'hésiterais pas à passer à l'action dans ce genre d'endroit. 

 

Tant mieux si les vols avec violence ont diminué dans les quartiers sensibles, mais à quoi bon si c'est pour déplacer le problème vers le centre ville et des quartiers jusqu'alors tranquilles. Je ne vois pas où est le progrès.

 

L'angélisme, le déni et  l' incapacité à affronter une réalité dérangeante, le manque de volonté, de courage, d'imagination pour trouver quelques solutions, les tester et les mettre en oeuvre caractérise notre société, à tous les niveaux ou… presque.

Si les autorités avouent leur impuissance, que pouvons-nous faire à notre niveau ?

 

Je profite de mon billet d'humeur pour dire un grand merci aux policiers (deux voitures de patrouille et une équipe de la BAC) qui sont intervenus très vite lorsque ma fille les a appelés alors que je tentais de retrouver les voyous.

Et à ceux qui ont suivi mon dossier, que ce soit au Commissariat Central ou à Jolimont.

Leur diligence, leur professionnalisme, leur gentillesse à me prendre en charge m' ont été très utile pour surmonter tout ce stress. 

 

PS : Je conseille à Louis, Alain et Pierre de se promener en trio... statistiquement ils risqueront moins que s'ils étaient seuls et de sexe féminin.

 

 

 

 

 

 

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