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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 17:08

 

 

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Hier, le mot de « rentrée » trottait dans ma tête…

 

Malgré moi, en est résulté une digression sur la remarquable propension qu’ont mes dépenses à suivre la sous tangente d’une exponentielle comparativement à la désespérante linéarité de mon salaire et le constat de la relégation des classes moyennes dans les espèces en voie de disparition, au même titre que le Bonobo, le rhinocéros blanc ou le cheval de Przewalki qui possède 66 chromosomes (et non 64 comme le cheval domestique), admirable quadrupède que l’on s’efforce de réintroduire jusque sur le Causse Méjean en Lozère.

 

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En Lozère !

 

Voilà comment je retombe sur mes pieds, exactement où je voulais vous emmener hier.


En Lozère, avant la rentrée, je me suis échappée quelques jours qui se sont révélés aussi dépaysants et enchanteurs que si j’avais voyagé au bout du monde, et bien souvent, c’est au bout du monde que j’ai pensé me trouver !

 

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Mon enthousiasme peut sembler excessif mais je n’ai pas l’intention de le minimiser.

 

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Une semaine durant, je me suis promenée d’un causse à l’autre, de Gévaudan en Margeride, des Gorges du Tarn à celles de la Jonte ou du Lot, du Mont Aigoual noyé de brouillard sous l’unique averse aux Cévennes sèches et brûlantes, de la rivière Bonheur longée un instant et dont j’ai admiré au loin la résurgence en puissante cascade issue d’une faille noire et profonde, aux pas de dinosaures imprimés dans la boue pétrifiée, de chapelles romanes bouleversantes de grâce, de simplicité et leurs adorables cimetières surélevés avec leurs tombes surmontées de porte coeur de faïence, aux menhirs solennels clairsemés sur le Mont Lozère, face aux Bondons lunaires et énigmatiques, de l’unique buron sur les steppes d’Aubrac où le repas, délicieux, fut pris sous les parasols au son de l’accordéon  au mausolée de Lanuejols et aux ruines des lointains Gabales… et partout, les plantes odorantes, les foins coupés, les sapins obscurs, la lumière sur les reliefs, le ciel variant à l’infini, les vaches aux cornes splendides broutant paisiblement, les rivières transparentes, sans oublier le camp de base, l’hôtel-bar du Commerce à Mende, où tous les soirs l’apéro se déclinait en tournées animées jusqu'à ce que se décide le choix du restaurant où la soirée se terminerait en joyeuses palabres.

 

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Voilà, ce n’est pas grand-chose quelques jours ailleurs en bonne compagnie et ça n'a pas de prix. 

 

On revient en se disant que non seulement on a longé la rivière Bonheur mais encore qu'on s'est tenu tout ce temps au plus près de ce qu'est le bonheur.

 

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 Et aussi brefs et fugaces ces instants soient-ils, leur souvenir vous accompagne durablement.

 

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commentaires

Cat 06/09/2010 11:50



"J'ai décidé d'être heureux, parce que c'est bon pour la santé." Voltaire


Je fais mienne cette plaisante suggestion et m'évertue à cet acte subversif auquel s'apparente la joie. 



Pino 30/08/2010 08:38



Le bonheur est parfois si près de soi, que l'on passe souvent à côté de lui à toujours vouloir regarder au loin.



Pat 29/08/2010 18:58



Ce ton te va mieux au teint