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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 18:57

Dimanche, pluie et froid, gratuité des musées, tout incitait à visiter "La vie des formes", l'exposition voulue par Olivier Michelon, le tout nouveau directeur des Abattoirs.

 

 

Après les puissantes, profondes et émouvantes toiles de Velickovic qui avaient clos l'ère précédente d'une manière classique en offrant à voir une oeuvre véritable, nous étions conviés à un parcours "ludique".

 

 

Je ne sais si ce terme convient mais il reflète assez la manière de penser les musées actuellement : tout n'y est que parcours fléché, questionnaires imprimés, interactivité.

 

C'est la mode : soyons interactif dans l'art ou l'art ne sera pas.

 

Trop souvent, le seul choix que nous ayons dans un musée d'Art Contemporain oscille entre s'ennuyer du vide ou s'amuser de la manière dont le vide est meublé.

Bonne élève, je vais donc au musée pour me divertir, bien que l'institution et les artistes conservent une dialectique extrêmement sérieuse, voire ennuyeuse et absconse, à moins qu'il ne s'agisse d'humour au second degré.

 

Il a suffi d'une illustration Kusamaenne d'un article de La Dépêche en guise de muleta pour aiguiser ma curiosité.

Des pois, des rouges et blancs ! Encore elle !

 

 

Au musée, donc !

 

Dès l'entrée, on pénètre dans une sorte de "manège" au coeur duquel on vacille légèrement comme atteint d'un infime mal de mer. L' installation de Michael Beutler, sorte de moulin à prières géant donne le ton. "Happy Gate" en est le titre.

 

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Happy nous voilà, et l'on peut enchaîner gaiement avec les miroirs multiplicateurs de pois de Yayoi Kusama,

 

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avoir le coeur légèrement retourné par l'odeur de la barbaque en décomposition posée au sol par Michel Blazy (je préfère la robe steak de Lady Gaga, tout aussi provocante mais plus drôle),

 

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ou s'étonner de la poésie des formes mousseuses immaculées au sortir de containers moches, s'installer tranquillement et rire pour de bon, sans s'occuper du laïus inévitable, en regardant le film et les pitreries du merveilleux  et intemporel Charlot,

 

                              jouer les ombres chinoises,

 

 

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attendre, fasciné, l'apparition des fourmis dans l'installation video de Peter Kogler et en supporter la musique crispante,

 

 

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trouver un havre de calme un peu plus loin en jouant avec les faisceaux de lumière d'Anthony Mc Call

 

 

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et se reposer dans les banquettes inconfortables recouvertes de tapis orientaux tout en bas, devant écran géant et extraits de films scientifiques.

 

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Ne pas oublier de visiter le premier étage qui offre une intéressante collection de livres d'artistes des Abattoirs et quelques classiques du fonds Cordier, les boursouflures de Dado, la dentelle rigoureuse et  onirique de Lesage, un néon de Lévêque, des dessins de Michaux…

 

 

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                                                       expo-Abattoirs 6200

 

 

 

      Comme je suis joueuse, j'ai déniché une musique de fourmis plus mélodique que celle des Abattoirs mais bien crispante aussi...

 

 

 

 

 

 

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