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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 19:24

                                                                                                                                                                                Invitations-dhomps-pedro web-copie-2

 

 

Dhomps

Catherine Dhomps fait fêtes aux formes et aux couleurs. Ses tableaux sont des rencontres entre des choses, des personnages et le public, qui s'y retrouve.

Dans des rues, des arènes, des expositions, avec ses corps divers, il se reconnaît en images. Il se voit voir les tableaux qu'il voit, par le spectacle de ceux qui y voient.

 

Avec Catherine Dhomps, on sourit aux éclats, on réfléchit aux miroirs indirects de l'art. On sent le monde par réseaux de tableaux croisés, qui font un monde, tel qu'il est, n'est pas, est visiblement pour peu qu'on y regarde. Aucune naïveté ici, mais pas de méchanceté. En cette peinture critique, le plaisir naît de jeux malins, où les apparences se déplacent, et d'accords vifs de couleurs qui donnent désir d'aller au bout de leurs lumières.

 

Catherine Dhomps mène son oeuvre depuis une vingtaine d'années. C'est un travail discret, résolu, dont la fantaisie est savante. Le découvrir est une chance pour l'oeil et pour l'esprit.

Y. Le Pestipon

 

 

Pédro

Pédro offre aux choses et aux yeux des occasions d'aventures. Depuis des années, il récolte des restes, qui peuvent être des fils de fer, des roues, ou des radiographies. Il les associe, il les transforme. Il les peint. Il les installe. Il leur propose des passages sauvages et civilisés dans des pays où il les photographie, ce qui donne des livres, qu'il publie, expose, engage aux échanges... Ce sculpteur mobile est un recycleur inventif des choses. Loin d'enfermer aux cercles vicieux, il crée des ouvertures délicieuses, des chemins, des rencontres précisément sympathiques. Cela attire, s'attire, entre en dialogue avec des lieux, des âmes, des projets. Cela donne envie.

Cet art, s'il est aimable et ludique, médite et fait méditer. A Saint Jean, cette année, Pédro joue sans vanité, avec des restes, q'uil rend crânes... Il les combine en couleurs. Il en ponctue l'espace. Il en fait des points d'interrogations de notre présence. Ce sont des Vanités pour notre temps.

Y. Le Pestipon    

 

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